Symbolisme

Le cygne est souvent associé à la musique déjà à travers l’expression du « chant du cygne » mais aussi comme animal sacré associé à Apollon, dieu de la musique et de la poésie. Le Yi-king en fait aussi un symbole de la musique et du chant.

Pour le cygne blanc, le symbolisme de la blancheur est ambigu car à la fois solaire et nocturne (blanc lunaire), masculin et féminin. Le cygne est en effet un symbole hermaphrodite dans la mythologie grecque avec l’histoire d’amour de Zeus qui se transforma en cygne pour séduire Léda métamorphosée en oie… En alchimie il possède une valeur archétypale d’androgyne.

Le cygne noir, lui, est évoqué dans le folklore scandinave, sous la forme d’un maléfice à travers le conte d’Andersen, Le compagnon de voyage :

« Jean suivit toutes les prescriptions de son compagnon. La princesse poussa de grands cris lorsqu’il la plongea dans l’eau ; elle se débattit entre ses mains, et prit la forme d’un cygne noir avec des yeux étincelants. À la seconde immersion, le cygne devint blanc, sauf un anneau noir qui lui restait autour du cou. Jean fît une prière au bon Dieu, et, quand l’oiseau revint pour la troisième fois sur l’eau, c’était une princesse admirablement belle. Plus que jamais elle était adorable, et, les larmes aux yeux, elle remercia Jean d’avoir mis fin à son enchantement. »

Encore une histoire d’ensorcèlement dans Le lac des cygnes de Tchaïkovski avec le cygne noir qui se révèle être le double maléfique et fatal de l’héroïne.

Plus récemment, inspiré par l’expression du poète romain Juvénal « un oiseau rare dans le pays, rare comme un cygne noir », la théorie du cygne noir évoque cet animal pour symboliser un évènement très peu probable de se réaliser mais qui provoquerait des conséquences à l’ampleur considérable. Par exemple, une crise financière, une invention comme internet ou le déclenchement d’une guerre mondiale illustrent parfaitement cette théorie. 

cygne noir du parc Montsouris
Le cygne se nourrit de plantes aquatiques

Description

Le Cygne noir (Cygnus atratus) doit son nom à la coloration de son plumage.

Il est originaire d’Australie où il niche en colonies très denses contrairement au Cygne blanc.

Avant l’arrivée des Européens, le cygne noir était répandu et commun dans toute l’Australie. Alors que les colons le chassaient pour sa chair, sa population au sud s’est effondrée. Ce grand oiseau noir était une cible facile, notamment lors de la mue qui l’empêche de voler. Les populations des régions éloignées ont continué à prospérer, tout comme celles introduites en Nouvelle-Zélande. Grâce à cela, une fois sa protection décidée, le cygne noir a pu rapidement reconstituer sa population et regagner l’essentiel de son territoire perdu. Dans certaines provinces, la croissance est telle qu’une limitation est appliquée pour contrôler les dommages aux cultures causés par la surpopulation.

Le Cygne noir a été introduit en France comme animal d’ornement, mais les populations se sont si bien développées qu’il est désormais considéré comme une espèce indigène.

Il vit généralement en colonies denses mais peut être agressif pendant la saison de reproduction. Il peut s’hybrider avec le cygne tuberculé.

C’est un oiseau sédentaire.

Le cygne noir est un oiseau aquatique qui vit dans ou autour des lacs, des rivières, des marécages, mais il fréquente aussi les eaux saumâtres.

Il se nourrit de plantes aquatiques et de racines qu’il recherche en plongeant son long cou dans l’eau.

Sur la terre ferme, il mange aussi diverses herbes.

Le cygne noir investit parfois les cultures, les dégâts peuvent être importants pour les cultivateurs.

Un mâle adulte peut peser près de 9 kilogrammes et mesurer jusqu’à 140 centimètres de long pour une envergure en vol d’environ 2 mètres.

On dit que les couples restent ensemble pour la vie.

Jacques Julien

Photographe basé à Paris spécialisé dans la photo d'art noir et blanc, la photo animalière, l'architecture, les portraits.